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6thématique n°9 : La Guerre du Lotus T1 : Stormdancer - Jay Kristoff

  • Photo du rédacteur: Number 6
    Number 6
  • 21 févr.
  • 4 min de lecture

Bien le bonjour,


On attaque ici le neuvième épisode de "6thématique" (déjà ?) et ce qui devait arriver arriva : un premier billet sur une lecture non appréciée...

OK, je spoile la chronique comme un gros sagouin, mais je suis certain que vous voulez savoir pourquoi.

Hein ?

Siouplait ?

Mais oui, vous êtes sympas et curieux.ses, je le sais !


Bref, pour les détails, scrollez donc.




"Servir peut être une noble tâche, mais elle n'a de valeur qu'à la hauteur du maître qui commande au serviteur."
"Servir peut être une noble tâche, mais elle n'a de valeur qu'à la hauteur du maître qui commande au serviteur."






La Guerre du Lotus T1 - Stormdancer

par Jay Kristoff

  • Traduit de l'anglais (Australie) par Emmanuelle Casse-Castric

  • Collection BigBang

  • Editions Castelmore (Bragelonne)

  • Illustré par Jason Chan

  • Couverture tirée de la version brochée

  • Langue : FR

  • Nb. de pages : 486










"Mourir, c'est facile. N'importe qui peut se jeter sur le bûcher et se transformer en martyr satisfait. Supporter la douleur qui accompagne le sacrifice est la véritable épreuve."

On disait éteinte la race des griffons, ces créatures mythiques menées par les danseurs d'orage. Pourtant, Yukiko et son père reçoivent l'ordre d'en capturer un pour le cruel shogun des îles de Shima. Contre toute attente, ils y parviennent, mais Yukiko se retrouve perdue dans une forêt sauvage, avec pour seule compagnie un griffon mutilé qu'elle nomme Buruu. Unis dans l'adversité, la jeune fille et l'animal s'entraident.

Yukiko serait-elle la véritable danseuse d'orage, ultime espoir du peuple ?

(Résumé éditeur)




Le premier tiers de ce roman m'a donné beaucoup de fil à retordre, la faute à une exposition qui s'éternise beaucoup trop, qui passe bien trop de temps à expliquer et à décrire son contexte, son atmosphère, son ambiance et son univers, mais au détriment complet du récit : je ne suis clairement pas fan des descriptions à outrance, et encore moins lorsqu'elles ne font que répéter les mêmes choses en boucle, ce qui, de mon point de vue, a complètement été le cas ici, ce qui a d'ailleurs failli me faire arrêter ce roman (spoiler : si ça avait été le cas, je n'en aurais clairement pas fait un billet dédié, je suis donc bel et bien allé au bout de ce volume 1).


On est pourtant dans un univers à la combinaison détonante, et qui a été le point d'attrait principal me concernant quant à l'achat de ce bouquin : un japon traditionnel croisé avec pertes et fracas à une ambiance steampunk, mettant en place des concepts tels que les bateaux volants (les navires célestes), les katana-tronçonneuse (j'vous laisse imaginer le genre de dégâts qu'une telle arme peut provoquer...), mais aussi tout un panel de machines utilisant pour carburant la fleur de lotus, denrée à présent aussi indispensable de par son usage et l'impact économique qu'elle représente, que nocive pour la planète et ce qui y vit (ça vous rappelle rien ?).


Nous nous trouvons donc ici dans un univers sale, poisseux, dont le ciel a viré au rouge à cause des émanations des machines qui carburent au lotus, pollué à outrance, corrompu dans tous les sens du terme, poisseux, sale, poisseux et pollué, et sale et poisseux aussi ; et si vous trouvez que ces dernières répétitions sont pénibles, vous vous trouvez donc dans le même état d'esprit que moi à la lecture de ce premier tiers : oui, je radote, mais je lui en veux à ce premier tiers, parce que c'était un univers que j'avais envie d'aimer avec ce qu'il avait de désagréable, de sale et d'original, mais dont l'emphase mise sur cet aspect a refroidi l'engouement que j'aurais pu avoir sur les deux tiers suivants, pourtant eux un peu plus agréables à lire une fois le postulat de départ (enfin) planté.


A l'intérieur de ce décor, nous suivons les aventures de Yukiko, héroïne adolescente qui a encore énormément de choses à apprendre de la vie, et qui fait partie d'une famille et d'une caste importantes dans ce shogunat tout-puissant, théâtre principal du récit qui nous est conté ici, et qui ne peut du coup pas tout se permettre, tout d'abord parce que c'est une femme (...), mais aussi parce que c'est une "fille-de" : en bonne adolescente, elle se rebelle contre tout et tout le monde, son père, les gens qui l'entourent (mais pas ce beau garde aux yeux verts...), les règles établies, le shogunat et j'en passe (groumpf...).


Mais même si un certain nombre de ces points m'a fortement fait souffler par le nez dans le premier tiers (moi, salé ?), une certaine évolution s'opère à partir de la seconde partie : durant ses péripéties, et au contact de l'arashitora Buruu, le griffon d'orage avec lequel elle va se lier et développer une synergie de plus en plus forte et organique, l'héroïne va mûrir, découvrir que le monde n'est pas constitué que de deux couleurs, qu'il y a bien plus de nuances dans ce monde et chez les gens qui y vivent qu'elle ne le pensait ou constatait, que certains secrets existent pour nuire alors que d'autres permettent d'aller de l'avant, que certaines personnes ont la vie qu'elles ont par obligation, par choix, par convenance, par bienséance, bref, en six mots comme en cent, elle deviendra (presque) une adulte.


Vous l'aurez donc compris, ce n'est clairement pas une lecture coup de cœur, et ce tome ayant une "fin" qui pour moi peut se suffire à elle-même lorsque l'on a pas envie d'en savoir plus, je ne prendrais pas les deux suivants de cette Guerre du Lotus, qui m'a malheureusement laissé de marbre, voire agacé, plus que ce qu'elle ne m'a embarqué dans son déroulé ; ce n'est pas la présence d'une nouvelle inédite en fin de tome (celle-ci traduite par Laurence Boischot) se passant dans le même univers, qui soit dit en passant n'apporte strictement rien qui n'a pas déjà été dit ou décrit 100 fois dans ce premier tome, qui me fera changer d'avis.



Voilà. Je m'arrête là, à présent c'est lotus et bouche cousue (oui, j'ai galéré à placer cette vanne discutable).

Vous êtes arrivé.e.s à la fin de cette chronique avec, je l'espère, moins de difficulté que je n'en ai eu pour finir ce bouquin, et je vous en remercie. A très vite pour le dixième numéro, qui, je le sens, traitera d'une lecture qui m'aura bien plus enthousiasmé (spoiler : oooooh que oui).



Be seeing you.

Number 6

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