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6thématique n°3 : Là où gisent les endormies - Faridah Àbiké-Iyimidé

  • Photo du rédacteur: Number 6
    Number 6
  • 21 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 févr.

Bonjour bonjour !


Aujourd'hui, troisième volume de 6thématique, la chronique littéraire en six phrases de votre serviteur. Venant à peine de terminer ma lecture en cours et ayant déjà sous le coude le billet qui suit, on revient aujourd'hui sur un roman lu fin 2024 le temps de rédiger la suivante.


Génériiii— ah non y'en a toujours pas...




Des secrets se cachent derrière chaque porte... Des secrets qui rivalisent même avec les siens.
Des secrets se cachent derrière chaque porte... Des secrets qui rivalisent même avec les siens.





Là où gisent les endormies

par Faridah Àbiké-Iyimidé

  • Traduit de l'anglais par Émilie Chiron

  • Collection ellipsis de chez De Saxus

  • Illustré par Aykut Aydogdu

  • Couverture tirée de la version reliée (miam le jaspage)

  • Langue : FR

  • Nb. de pages : 637











"Le plus souvent, les rumeurs ne sont que des vérités bien déguisées."

Sade Hussein intègre la prestigieuse Académie Alfred Nobel (la A.N.A) après avoir été scolarisée à domicile toute sa vie. Une fois sur place, il ne faut pas longtemps pour que son éternelle malchance se manifeste : sa nouvelle colocataire, Elizabeth, disparaît. Difficile de se faire une place dans un milieu qui lui est si étranger après un tel évènement, surtout lorsqu'elle en devient le centre d'attention. Alors qu'elle tente de comprendre ce qui se trame, un étudiant est retrouvé mort et les mystères s'empilent. Accompagnée de Baz, le meilleur ami de sa colloc' disparue, elle va tenter de déterrer les secrets de cette école. Mais cela sera-t-il possible sans risquer de révéler les siens ?




Après quelques dizaines de pages, j'ai d'abord été surpris par le ton du roman, bien plus "jeune adulte" que prévu, avec du coup des personnages un poil trop caricaturaux à mon goût (tout particulièrement l'héroïne), mais je tiens toutefois à préciser que cette erreur de jugement est complètement de ma faute, n'ayant plus du tout le synopsis ni les caractéristiques de ce roman en tête avant de m'y plonger.


A présent armé de l'état d'esprit adéquat, je me suis laissé porter par la mise en place de la A.N.A, avec ses fraternités étudiantes, ses "maisons", bien distinctes, tant sur le plan visuel — couleurs, architecture, personnages célèbres auxquelles elles rendent hommage — que pour ce qu'elles représentent au sein de l'académie ainsi que pour le caractère des étudiant.e.s qui y sont assigné.e.s.


Puis, une fois les premiers éléments perturbateurs introduits, certains détails liés à Sade se mettent en place, donnant des indices au "type de lecteur que je suis" sur la direction qu'allait prendre le roman... ou du moins le croyais-je : car il s'est avéré que le type de récit que j'anticipais prenait au fur et à mesure une direction bien différente, choix qui m'a dans un premier temps légèrement déçu, pour ensuite m'y accoutumer et l'apprécier de plus en plus (difficile d'être plus explicite sans vous gâcher une partie de l'intrigue, mes excuses).


De mon point de vue de mec cis het blanc, j'ai trouvé que l'autrice a su intégrer une certaine diversité de manière à peine maladroite (en écho à mon premier point) mais surtout plutôt organique : elle nous présente des personnages aux origines et aux orientations variées, avec chacun sa propre vision du monde venant se confronter à celles parfois aux antipodes des autres, en mettant l'accent sur le fait que la réalité est telle que chacun se la représente.


L'apparente légèreté de l'aspect "academia" du roman permet à l'autrice d'y aborder de manière plus frontale plusieurs thèmes de société forts, importants et d'actualité, tels que la cruauté humaine, les sentiments de supériorité mal placés, les inégalités sociales, les difficultés d'intégration, le patriarcat toxique et les violences sexuelles : ici, la A.N.A est une version miniaturisée, un échantillon à peine exacerbé de ce qu'est malheureusement encore le monde aujourd'hui, et de comment il porte certaines personnes au sommet tout en en écrasant d'autres.


Ajoutez à tout cela un style d'écriture concis, agréable et fluide, avec des fins de chapitres bien gérés qui donnent clairement envie de lire le suivant même s'il est deux heures du mat' et que vous vous levez dans quatre heures (*insérez ici votre propre situation équivalente*), et vous avez là un bouquin de plus de 600 pages rapidement dévoré, qui plus est enrobé dans un écrin impeccable, avec une couverture que je trouve magnifique et très marquante, sublimée grâce au travail apporté sur la version reliée (vernissage partiel + effets de relief sur certains éléments + beau jaspage en lien avec le roman = triple hit combo de l'amour).



Merci d'avoir lu ce troisième billet !

J'espère en tout cas que le format vous plaît toujours, n'hésitez pas à revenir vers moi au besoin ou à l'envie, que ce soit pour parler du livre en question et de ce qui gravite autour, ou même du type de chronique et du blog. Ma porte (virtuelle, faut pas déconner non plus, hein) vous est ouverte.


A très bientôt pour le numéro 4 !


Be seeing you.

Number 6



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