6thématique n°1 : La Maison des Epines - Rozenn Illiano
- Number 6
- 10 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 févr.
Salut tout le monde !
Qui dit nouvelle année dit nouvelle(s) résolution(s) !
Nan, j'déconne.
Ceci étant, je vais vous la faire courte: j'ai décidé sur un coup de tête de tenter de pondre des petites chroniques de mes lectures de 2025 (et peut-être de certaines plus anciennes aussi). Et vu que mon blog comme ma novella sont régis par le chiffre 6, jouons le jeu jusqu'au bout.
Je vous présente donc ici le premier épisode de "6-thématique", avec un concept simple : une chronique qui, après la présentation rapide de l'œuvre quant à ses détails techniques et son résumé, s'articule en six phrases (de longueurs variables, il y a des limites à l'auto-flagellation), ni plus, ni moins.
Et quoi de mieux pour commencer l'année que de se plonger dans un roman d'une de mes autrices chouchou, alias Rozenn Illiano (aka "Taaaataaa Roooorooo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeauuuu").
Bon, je triche un peu puisque je l'avais commencé fin décembre, mais puisque je l'ai terminé en 2025, ben ça compte ! Ici c'est chez moi et j'fais c'que j'veux. Nanmého.
Génériiiique !
...
Ah... comment ça y en a pas ?


La Maison des Épines
par Rozenn Illiano
Autoédition
Illustré par Xavier Collette
Couverture tirée de la version reliée deluxe
Langue : FR
Nb. de pages : 424
"Le rêve est une contrée dans laquelle le temps ne s'écoule pas."
Novembre 1900 : le cirque Beaumont ferme ses portes. Les finances ne suivent plus, les dettes s'accumulent, et la cohésion entre ses membres est tombée en morceaux après avoir été frappés par une horrible tragédie, fissurant à jamais les membres de cette étrange famille de cœur. Sonho, qui y a passé toute sa vie en tant que mime, fait partie de celles et ceux qui ne s'en sont jamais remis. Sa sœur Augusta, elle aussi membre du cirque, décide alors de retourner investir la maison familiale à proximité de Londres, Blackthorn Hill, afin d'y ouvrir un orphelinat et de poursuivre à sa manière la mission initialement confiée au cirque Beaumont par son grand-père. Sonho décide alors de l'accompagner, mais la bâtisse regorge de nombreux secrets, dont certains ne doivent en aucun cas être révélés.

Tout d'abord, et pour résumer très brièvement, j'ai vraiment aimé ce roman, même s'il ne fait malheureusement pas partie de mes favoris de l'autrice.

Le domaine abordé ici, celui du "Rêve", de base un peu trop cryptique à mon goût, est au centre d'une tragédie à l'image d'un rideau épais en velours sombre, dont quelques trop rares lueurs d'espoir viennent y percer de petits trous afin d'y faire passer un peu de lumière : et c'est peut-être finalement ce qui m'a le plus gêné, cette absence de quelques moments de légèreté, même toute relative, qu'on peut trouver dans beaucoup de ses autres romans, mais qui permettent malgré tout de sortir la tête de l'obscurité, ne serait-ce que pour quelques secondes (sentiment partagé par ses personnages, j'en suis sûr).

Néanmoins, il règne dans ce roman un sentiment de fuite en avant perpétuelle, physique comme psychologique, qui gagne en intensité au fur et à mesure que le récit avance et qui met sous pression les personnages tout comme le/la lecteur.ice, avec une incroyable efficacité !

Tous les personnages sont attachants, touchants et humains face aux diverses situations auxquelles ils devront se heurter, avec une mention spéciale pour Sonho, mime brisé et à moitié éteint, dont l'histoire et le destin m'ont particulièrement touché.

Ici encore, et comme dans pas mal d'œuvres de l'autrice, nous avons affaire à une "maison vivante", elle-même personnage à part entière du roman, et s'il y a bien un concept que Rozenn sait manier avec une extrême habileté, c'est celui-ci : chaque évènement se produisant au sein de Blackthorn Hill est le reflet de l'humeur de ce personnage si singulier avec lequel il est bien difficile de discuter.

Ce roman, pierre angulaire du Grand Projet qui fait cohabiter tous les textes de l'autrice au sein d'un même univers partagé, est donc un superbe roman onirique, sombre, déroutant, labyrinthique (clin d'œil lourdingue), dans lequel se perdre est à la fois une épreuve pour ses personnages, mais aussi un émouvant et mélancolique voyage pour le/la lecteur.ice.
En espérant que ce format vous plaise, et surtout que cet article vous donne envie de vous ruer sur ce roman, ainsi que sur l'entièreté de la bibliographie de Rozenn Illiano, elle le mérite et vous passerez des moments de lecture incroyables !
Et si jamais vous aviez encore besoin d'être convaincus, je vous conseille d'aller lire les chroniques de mes collègues :
Bob (LE SYNDROME QUICKSON) : https://syndromequickson.com/2023/01/27/la-maison-des-epines-rozenn-illiano/
L'Ours Inculte : https://ours-inculte.fr/la-maison-des-epines/
Be seeing you.
Number 6
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